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Labé : le député Cellou Baldé condamne les violences qui ont endeuillé la ville

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Après trois jours de violences meurtrières dans la préfecture de Labé qui ont caractérisé l’appel à la résistance citoyenne active et permanente lancé par le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), le calme est revenu dans la ville. Mais les stigmates des violences sont encore visibles par endroits.

Dans un entretien qu’il a accordé ce mercredi à Foutanews.Info, le député uninominal de Labé, Cellou Baldé, a condamné les cas d’assassinats et les bavures de forces de l’ordre enregistrés dans la ville entre lundi et mercredi. L’élu a fustigé les comportements du gouverneur de la région administrative, Madifing Diané, et de forces de l’ordre, soulignant sa « déception totale » face à ce qui s’est passé. « C’est un sentiment de déception et de frustration généralisée. L’armée du camp Elhadj Oumar Tall a été réquisitionnée sans justification, de façon inopportune par le gouverneur de région Madifing Diané pour semer la terreur dans la région. Aucune raison ne justifie la réquisition de l’armée. Cela fait quatre mois que Labé manifeste, mais même un poulet n’avait pas été tué et rien n’avait été saccagé.  Les violences de ces derniers jours sont des actes prémédités. Il vous souviendra que le 4 janvier lorsque le gouverneur recevait les vœux du nouvel an, il avait clairement affirmé que pour les prochaines manifestations du FNDC il allait réquisitionner l’armée à laquelle il donnerait des instructions fermes dont il assumerait les conséquences. C’est ce que Labé vit aujourd’hui, la ville est assiégée », a-t-il dénoncé. 

Parlant des deux cas de mort recensés dans la ville, le député de Labé, tenant des informations de sources hospitalières, a précisé que les forces de défense et de sécurité ont tiré pour tuer. « Les victimes ont été tuées par balles à bout portant. Alpha Souleymane a été assassiné alors qu’il ne manifestait même pas. Il cherchait à rallier son domicile », a-t-il précisé. Quant à l’origine de la crise politique que traverse la Guinée depuis plusieurs mois, à savoir le projet d’adoption d’une nouvelle constitution qui ouvrira la voie à un troisième mandat, le député de Labé demande au président Alpha Condé de renoncer à ce projet, car « on ne peut pas se mettre dans la posture de violer les lois de la République, notamment la Constitution, et ensuite brandir la même loi pour réprimer les manifestations des Guinéens qui se mobilisent pour empêcher une nouvelle dictature de s’installer dans notre pays ».

Il appelle les citoyens à se mobiliser davantage pour sauver la Constitution dont le seul tort est d’empêcher le président Alpha Condé de se maintenir au pouvoir au-delà de son second mandat qui s’achève en décembre prochain.

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  1. Pingback: Labé : malgré « la militarisation de la ville », la résistance demeure active

  2. Pingback: Manifestation pour le départ du gouverneur de Labé : la répression fait trois morts et des blessés

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Policier tué à Wannindara : « c’est à la justice de faire son travail » (Dansa Kourouma)

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Alors que les autorités policières ont déployé un énorme dispositif sécuritaire à Wannindara, quartier situé dans la commune de Ratoma, depuis le début de cette semaine sous prétexte qu’une de leurs équipes aurait été attaquée par des individus armés et qu’un des agents aurait été tué, le president du CNOSCG, brise le silence et rappelle que c’est à la justice de faire son travail.
 
« Nous condamnons avec vigueur cet acte attentât contre des éléments des forces de sécurité ayant coûté la vie à un agent et blessé 3 autres agents et des civils.
Nous demandons à tous de laisser la justice faire son travail dans la diligence, le professionnalisme et la transparence pour que les commanditaires, les complices et coupables soient retrouvés et condamnés à la hauteur de leur forfaiture;
Nul ne doit se substituer à la justice, c’est à elle de faire son travail dans une indépendance totale. Qu’en lieu et place du commandement de la police la responsabilité revient au procureur de faire appliquer la procédure en la matière », à indiqué Dr Dansa Kourouma, dans une opinion qui vient d’être publiée dans la presse.

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Le FNDC sur l’opération de ratissage à Ratoma : « ALPHA CONDÉ PRÉPARE UN PILLAGE SYSTÉMATIQUE ET UNE RÉPRESSION SANGLANTE AUX RELENTS COMMUNAUTAIRES »

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Face au rejet et à la détermination du peuple de Guinée à poursuivre la lutte contre le coup d’État civil, conscient de la perte irréversible de légitimité populaire et de sa crédibilité internationale, Alpha condé ordonne le pillage et une répression sanglante aux relents communautaires dirigés contre les zones supposées hostiles à son régime.

Cet acte de terrorisme d’État dont la décision a été prise à l’issue d’une réunion secrète avec les responsables de ses unités de répression sauvage au sein des forces de défense et de sécurité vise à éliminer toute forme de résistance en semant la terreur et soufflant sur les braises de la tension ethnique comme il l’a toujours fait pour se maintenir au pouvoir.

Cette mission sadique est principalement confiée à son ministre de la sécurité et de la
protection civile Albert Damantang Camara et l’inspecteur général de la police Ansoumane Bafoé Camara. C’est pour justifier la mise en œuvre de ce plan d’élimination d’opposants qu’ils ont sacrifié un policier pour tromper l’opinion publique.

Par ailleurs, selon des informations crédibles et vérifiées qui nous ont été transmises, certains journalistes et médias ont reçu d’importantes ressources financières pour soutenir un tel plan machiavélique au nom de l’instauration d’une prétendue autorité de l’État.

L’imposition de cette terreur dans des quartiers visés à Conakry avait été annoncée le 30 octobre 2020 par le dictateur Alpha Condé lors de sa visite de reconquête au camp ALPHA Yaya Diallo où il a promis de « nettoyer l’axe ».

Comme si le bilan macabre de centaines de morts ne leur suffisait plus, ce 1er décembre, le Directeur Général de la Police Nationale s’est réjoui de porter cette lourde responsabilité d’aller tuer des citoyens dans leur quartier. Il déclare dans les médias de «…dire au maire de Ratoma, aux chefs de quartier que ces jours-ci, nous ferons le ratissage…Ils verront ces jours-ci, un dispositif costaud qui ira à l’encontre de ces gens ».

Le FNDC invite le peuple de Guinée à l’union et à la solidarité contre la dictature et la politique de division. Il alerte les organisations de défenses des droits de l’Homme et interpelle la communauté internationale sur le chaos qu’Alpha Condé est en train d’installer en Guinée dans l’espoir de dominer le Peuple par la terreur et la répression.

Ensemble unis et solidaires, nous vaincrons !

Conakry, le 02 décembre 2020

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Lettre de Macron à Alpha Condé : »semble avoir simplement pris acte d’une situation »(Aliou Bah)

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À travers sa lettre, le Président Emmanuel Macron semble avoir simplement pris acte d’une situation de fait tout en prenant le soin d’exprimer des voeux et des souhaits en faveur du peuple de Guinée. En soi c’est une démarche de principe conforme aux valeurs de SOLIDARITÉ auxquelles le monde libre est attaché. Cela ne peut donc être ni une approbation ni un soutien encore moins une félicitation en faveur d’Alpha Condé.
 
Cet état de fait rapporté à nos pratiques culturelles et religieuses, ressemble au cas d’un enfant né hors mariage sur lequel il est nécessaire de donner une opinion. L’on peut refuser de s’associer à son baptême ou son éducation, mais il est inimaginable de nier son existence et son droit de porter un nom. Et mieux, l’humanisme permet de lui souhaiter longévité et succès dans sa vie sans que cela ne soit assimilable à une promotion de l’adultère ou une correction de son statut.
 
Lorsqu’une démocratie consacre la limite des mandats présidentiels à deux, un troisième mandat devient illégal car conçu au mépris des lois et de la morale. Il devient l’équivalent de l’enfant adultérin dont la famille (la partie saine du peuple) pourrait ne pas être fière. Dans une telle circonstance, il appartient à ses parrains (parents) d’en assumer la responsabilité et les conséquences devant les hommes, l’histoire et surtout devant DIEU.
 
Alors même aux portes de l’enfer, il est normal de souhaiter succès et bonne chance à un damné bien que son sort soit déjà scellé de façon irréversible.
 
Aliou BAH
#MoDeL

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