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Bah Al Habib : « C’est la dernière alerte que nous envoyons aux faux prêcheurs de paix et de l’unité nationale »

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C’est un discours très engagé que le coordinateur de l’antenne régionale du FNDC de Labé, Mamadou Habib BAH, a prononcé ce lundi 6 janvier 2020 devant des milliers de citoyens réunis au rond-point Tinkisso dans la commune urbaine de Labé. D’une part, il dénonce les différentes tueries enregistrées depuis le 14 octobre 2019 mais également la trahison «  d’une bande d’élites qui monnaye  sa conscience à des miettes ».

Lisez ci-dessous l’intégralité de son discours :

Il me plaisir, très chers camarades, de m’adresser à vous aujourd’hui. Nous sommes à un tournant décisif de l’histoire de notre pays. Une histoire dont nous serons comptables devant nos enfants et petits-enfants. Et pour cela, nous avons aujourd’hui un déterminant rôle à jouer.

La République de Guinée est d’aujourd’hui dirigée par une horde de personnes incapables de la gouverner bonnement. La République de Guinée en neuf ans a été vidée de ses ressources naturelles qui auraient dû servir à son décollage économique. La République de Guinée est aujourd’hui à la croisée de chemin.

Un chemin où chaque citoyen et chaque citoyenne doit pleinement jouer sa partition. D’où la raison de votre présence massive ici ce matin.  À CE STADE DU COMBAT, TOUTE POSITION DE NEUTRALITE EST SYNONYME DE TRAHISON. Une trahison qui hantera l’esprit de cette élite qui aura fui ses responsabilités pendant qu’il ou bien qu’elle devrait l’assumer. 

Très chers camarades, chers concitoyens 

En deux mois, plus de 20 guinéens en majorité de jeunes ont été tués par les forces de l’ordre.  Tués parce qu’ils ont décidé de défendre leur Constitution de mai 2010. Tués parce qu’ils ont exercé un droit fondamental. Tués parce que certains se sont retrouvés dit-on au mauvais endroit devant les balles des sbires qu’on appelle bêtement forces de défense et de sécurité. 

Des sbires que nous  habillons. Des sbires que nous payons mensuellement. Des sbires qui se soumettent à des ordres manifestement illégaux. Des sbires qui auraient dû s’aligner du côté du peuple. Et pour honorer la mémoire de ces jeunes lâchement assassinés à la fleur de l’âge par ces sbires, nous devons poursuivre et intensifier nos actions contre ce projet funeste et satanique de troisième mandat mais également exiger justice. Ces jeunes ne doivent pas mourir pour ne rien, c’est pourquoi nous organisons en ce lundi 06 janvier 2020, la marche de l’ultimatum. 

 Ce lundi 06 janvier, c’est l’ultime marche que nous organisons pour demander à monsieur Alpha Condé de revenir à la raison. Ce 06 janvier, c’est la dernière alerte que nous envoyons aux faux prêcheurs de paix et de l’unité nationale. Ce 06 janvier, c’est la marche de l’ultimatum.

L’ultimatum que nous adressons à ces administrateurs qui avaient refusé de se prononcer parce que n’ayant pas vu le torchon brandit comme étant un avant-projet de nouvelle Constitution. L’ultimatum que nous donnons à toute cette bande d’élites qui refusent de s’aligner derrière le noble combat du peuple souverain de Guinée. 

L’ultimatum que nous transmettons à toute cette bande d’élites qui monnayent  sa conscience à des miettes en refusant de soutenir le noble combat du peuple souverain de Guinée.  L’ultimatum que nous envoyons  à tous ces imposteurs qui refusent d’entendre l’alerte du peuple. L’ultimatum que nous donnons à tous ceux et à toutes celles qui pensent pouvoir manipulé  la détermination du peuple. 

Un peuple qui s’organise en installant des antennes dans les  quartiers et sous-préfecture de la Labé. Un peuple qui est unanimement debout contre le tripatouillage de leur Constitution. Un peuple qui refuse d’encaisser un coup d’état constitutionnel savamment entretenu par un groupe d’individus. Un peuple qui croît que seule sa lutte  lui libérera des mains d’une mafia perchée au sommet de l’État. 

Très chers camarades, chers citoyens et chères concitoyennes

À partir du 13 janvier 2020, nous serons appelés à une farouche résistance. Une résistance qui ne s’arrêtera que quand le président renoncera à son lugubre projet de 3eme mandat. Une résistance qui sera forte dont l’apport de vous ici présents est attendu. En attendant, poursuivons  notre combat pour barrer la route aux sirènes révisionnistes. 

Je vous remercie ! 

 

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Ce mardi 18 août 2020, le coup d’envoi du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) a été lancé sur toute l’étendue du territoire national. A Labé, c’est au centre de Saint-André que la première épreuve a été lancée en présence des autorités éducatives.

Ils sont au total 3 882 candidats à affronter cet examen dans la préfecture de Labé. C’est le gouverneur Madifing Diané qui a présidé le lancement des épreuves. Dans son intervention, il s’est accentué sur la scolarisation des jeunes filles. « C’est un sentiment de satisfaction pour moi. On avait des doutes sur la tenue de ces examens suite à l’apparition du COVID 19, le constat que je fais dans une salle où j’ai été, à 100% je n’ai constaté que des filles, ça aussi c’est un motif de satisfaction », s’est-il félicité.

Ces candidats sont répartis en treize centres et deux centres sont dans les sous-préfectures de Popodara et Hafia, explique Hadja Aïssatou Djouldé, la directrice préfectorale de l’éducation à Labé. « Par rapport aux statistiques, nous avons un total de 3 882 candidats dont 2 152 filles, au niveau de la préfecture, repartie en 131 salles de classe. De l’enseignement général, nous avons 3 787 dont 2 102 filles repartis en 127 salles. Au franco-arabe, nous avons un total de 95 candidats reparties en 4 salles », a expliqué la DPE de Labé.

A rappeler qu’au départ c’était prévu 25 candidats par salle, mais finalement les responsables de l’éducation à Labé ont opté pour une répartition des candidats à 30 par salle. 

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Labé : Une inspection détecte des anomalies dans la gestion de la commune urbaine

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Une mission d’inspection diligentée par le gouvernorat continue de sillonner dans toutes les communes de la région administrative de Labé. L’objectif de cette mission est d’enquêter sur la gouvernance administrative et financière des collectivités locales.

Selon le chef de cabinet du gouvernorat de labé, des défaillances ont été enregistrées au niveau de la gestion administrative dans la commune urbaine de labé. Ouremba Traoré, le chef de mission, explique que sur le 28 documents administratifs 13 ne sont pas disponibles « ces documents doivent être avec le secrétaire général de la commune, malheureusement le secrétaire a reconnu les faits et dans ces 13 documents il y a l’essentiel qu’il faut et pour que le conseil se retrouve il faut qu’on appelle la session, cette session est consignée dans un procès verbal et si ce procès verbal est absent, s’il n’existe pas ça veut dire qu’il n’y a aucune trace des activités et je me demande comment les citoyens vont être informés ».
Poursuivant le chef de cabinet précise que le bureau exécutif ne se réunit pour examiner la faisabilité des activités avant prendre un décision « l’exécutif se réunit pour examiner pour la faisabilité des décisions issues du conseil ,nous avons compris que là aussi le bureau exécutif ne tient pas les réunions de concertation pour l’application des délibérations et ce n’est pas normal. Nous avons constaté que toutes les commissions de travail ne disposent d’un plan d’action opérationnel et de registre de réunions la seule commission qui en dispose porte seulement sur un titre ,la commission finance. »

Le chef de mission tient à rappeler que selon la loi chaque commune doit tenir quatre sessions extraordinaires mais pour la commune urbaine de Labé dans l’année c’est seulement trois session qui ont eu lieu.

Concernant la tenue sessions et réunions, la procédure n’est pas respectée, et un délai a été donné aux responsables de la commune pour revenir dans le droit chemin.

Fogo Baldé

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Labé : le préfet fustige l’incinération des boissons périmées sans la présence des médias 

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Le préfet de Labé a réagit suite à l’incinération des boissons périmées. Safioulaye Bah accuse le service de contrôle et qualité de ne pas jouer son droit il rassure que toute la marchandise saisie a été détruite.
Le mois dernier plusieurs canettes de boisson planète périmées a été saisie dans le quartier safatou .Le préfet de Labé Safioulaye Bah fustige la manière dont ces boissons ont été  incinérées « Vous savez il y a des personnes qui sont naïves ,si vous mettez main sur des produits périmés, en principe il faut garder quelques uns pour informer les citoyens, ces derniers pourront croire à l’issue des preuves que la loi a été appliquée pour dissuader d’autres qui avait l’intention de le faire ,mais s’il n y a pas de preuve  les citoyens seront dans le doute . Comme ils l’ont fait sans informer la presse ,j’ai convoqué les responsables pour leur dire que les journalistes ont bien fait d’en parler ,en réalité une faute a été commise par le service concerné, mais comme les casiers de jus sont détruits, je penses que prochainement ils feront appel à tout le monde avant de le faire ».
Poissons pourris, des jus périmés et autres alimentation s ont été saisis récemment ces derniers temps par les autorités et détruits mais qu’en est il des coupables ,tel est la grosse question.
Fogo Baldé

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