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Covid-19/ Mamou: officiellement fermés, des marchés hebdomadaires fonctionnement normalement

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Depuis la confirmation du premier cas positif de covid-19 en Guinée le 12 mars dernier, plusieurs mesures ont été prises par les autorités parmi lesquelles la fermeture des marchés hebdomadaires. Apparemment cette mesure est foulée au sol dans beaucoup de localités relevant de la préfecture de Mamou. C’est le cas de la sous-préfecture de soyah.

Rencontré ce weekend à Soyah Boubacar Sow, un transporteur de marchandises dans différents marchés souligne que c’est récemment que les activités ont repris. « C’est dans ces derniers jours là que nous avons recommencé sinon les marchés hebdomadaires étaient interdits. Même quand nous nous apprêtions pour venir on trouvait des barrages sur la route nous obligeant de rebrousser chemin. Nous faisons la navette entre Mamou, soyah, balai, berteya et soumbalako. En tout cas nous, on ne veut pas qu’on ferme ces marchés car c’est lorsque nous sortons que nous arrivons à joindre les deux bouts».
A la question de savoir quelle autorisation ce marché a obtenu pour qu’il soit de nouveau fonctionnel, l’administrateur du marché répond: « Ici à soyah, nous faisons ceci pour que nous puissions gagner le prix de notre quotidien. Ce n’est pas que le marché fonctionne comme d’habitude», se justifie Sèwa Touré

Et pourtant tout semble bien rouler. C’est un endroit rempli de vendeurs, d’acheteurs et de transporteurs qui se retrouvent dans ce marché. «Nous avons des kits, les gens se lavent les mains et portent les bavettes. Et sur la moto nous ne supportons qu’une seule personne, de surcroît qui porte une bavette», tente de rassurer Thierno Ibrahim, conducteur de taxi moto.

Au cours de ce reporter, foutanews n’a constaté la présence ni de kits de lavage des mains, ni de bavettes et la distanciation sociale n’était point respectée.

La préfecture de Mamou a enregistré à date quatre cas positifs de covid-19 selon nos informations.

Thierno Amadou Barry

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Bloc Liberal : le premier secrétaire en charge des questions électorales quitte le navire

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Samuel Kourouma, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a officialisé ce lundi 30 novembre, sa démission au poste de secrétaire en charge des questions électorales du parti BL, dirigé par Dr Faya Milimono.

Ci-dessous copie du courrier de sa démission : 

Objet : Lettre de démission A Monsieur le Président du

Bloc Libéral

 

Je viens par cette lettre vous présenter ma démission au poste de premier secrétaire en charge des questions électorales et membre du bureau exécutif national.

En effet, j’ai bénéficié de la confiance des responsables pour la mise en œuvre des activités de notre programme, tâche que j’ai assumée à mon humble avis avec loyauté, ce fut un honneur et une immense responsabilité de servir le parti et les militants pendant toutes ces années.

Pendant cette période, j’ai donné de mon mieux pour répondre honorablement aux responsabilités qui m’ont été confiées et pris de nombreuses initiatives pour le rayonnement du parti. Dans mes fonctions comme dans mon comportement personnel, j’ai toujours respecté les exigences, non seulement de la légalité, mais aussi de la dignité et de la loyauté.

En effet, les dysfonctionnements internes et des contradictions idéologiques sur les orientations du parti suscitent des interrogations pertinentes sur ses objectifs et sa position réelle sur l’échiquier politique national, ne se sentant plus épanouis dans ce parti et j’ai donc décidé de prendre mes responsabilités en présentant ma démission au poste du premier secrétaire en charge des questions électorales ainsi que de membre du Bureau Exécutif du parti BLOC LIBERAL.

Au-delà de toute interprétation, je pars du BL pour être en accord avec moi-même, avec mes profondes convictions, je reste convaincu de votre sagesse habituelle de comprendre mes profondes préoccupations. En conséquence, je vous demande donc de bien vouloir accepter ma démission.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, Messieurs/Mesdames les militants et militantes et membres du Bureau exécutif national, à l’assurance de ma très haute considération.

Samuel Kourouma

Membre du Bureau Exécutif National du BL

Premier Secrétaire en Charge des questions Électorales

 

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Deux mois de détention arbitraire pour Foniké Menguè : des organisations internationales dénoncent

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Le 29 septembre 2020, Oumar Sylla a été violemment arrêté par des hommes en civil en pleine rue dans la commune de Matoto à Conakry alors qu’il s’apprêtait à participer à une manifestation organisée par le FNDC pour protester contre la candidature du Président Alpha Condé à un troisième mandat. Emmené à la Direction de la Police Judiciaire (DPJ), il a été interrogé sans que ses avocats n’aient pu l’assister. Leur entrée dans les locaux de DPJ leur a été refusée ce qui est une atteinte aux droits de la défense. Quelques heures plus tard, le procureur du tribunal de Mafanco a décidé de placer Oumar Sylla sous mandat de dépôt et de le faire incarcérer à la prison centrale de Conakry.

Ce militant de la société civile n’en est pas à sa première arrestation et détention arbitraires. Déjà interpellé le 17 avril 2020 pour « diffusion de fausses informations », l’accusation avait été jugée non fondée par la chambre correctionnelle du Tribunal de première instance de Dixinn. Oumar Sylla avait alors été libéré le 27 août 2020 après plus de quatre mois d’incarcération abusive.

« Si l’état de droit fonctionne en Guinée, il est attaqué par le pouvoir politique qui abuse de sa capacité à faire arrêter les militants de la société civile. Ce harcèlement doit cesser. La place des défenseurs des droits humains n’est pas en prison », s’insurge Agir ensemble pour les droits humains.

Oumar Sylla a également échappé de peu à une arrestation le 12 octobre 2019 lorsque six autres figures de la société civile avec qui il était en contact ont été appréhendées à la veille d’une manifestation contre le changement de Constitution.

La situation d’Oumar Sylla est révélatrice du traitement des représentants de la société civile guinéenne qui se sont mobilisés pour demander le respect de la Constitution et dénoncer la volonté du président Alpha Condé de se maintenir au pouvoir.

« Nous condamnons fermement la nouvelle détention arbitraire d’Oumar Sylla qui n’est qu’une illustration supplémentaire de la répression généralisée à l’encontre de toutes les voix dissidentes en Guinée », déplore l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme (FIDH-OMCT).

Les organisations signataires de ce communiqué appellent les autorités guinéennes à remettre en liberté, immédiatement et sans conditions, Oumar Sylla, à mettre un terme à la persécution que subissent ceux qui expriment de manière pacifique leur opposition aux autorités au pouvoir et à garantir les droits fondamentaux reconnus par la Constitution guinéenne.

Contacts presse :

Tournons La Page : Marc Ona Essangui –marc.ona@brainforest-gabon.org

Tournons La Page Guinée : Ibrahima Diallo –pdhguinee2011@gmail.com

Agir ensemble pour les droits humains : Thibaud Kurtz –t.kurtz@aedh.org

Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme (FIDH-OMCT) : Emmanuelle Morau –emorau@fidh.org– Iolanda Jaquemet –ij@omct.org

Front Line Defenders : Mariam Sawadogo-msawadogo@frontlinedefenders.org

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Affaire 200 milliards : »J’ai donc décidé, moi-même, de saisir la justice » (Zenab nabaya Dramé)

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Accusée de détournement dun montant colossale de près de 200 milliards GNF, la ministre de l’Enseignement technique, de la formation professionnelle et de l’Emploi menace de saisir la justice afin qu’elle soit rétablie dans ses droits.

Zenab nabaya Dramé, a fait cette annonce ce lundi 30 novembre 2020, via sa page Facebook.

« Chers concitoyens,

Je ne peux accepter d’être accusée et condamnée dans une campagne publique de dénigrement délibérée et assumée, déclenchée par un article paru sur un site d’informations. J’ai donc décidé, moi-même, de saisir la justice pour réparer certes l’énorme préjudice que j’ai subi avec les miens, mais aussi pour me rétablir dans mes droits, surtout pour préserver mon honneur, celui du gouvernement auquel j’appartiens ainsi que l’image de marque de notre pays.

Mon avocat, Me Dinah Sampil, fera les diligences nécessaires. Convaincue de mon innocence, il revient désormais à mes détracteurs d’apporter toutes les preuves des graves accusations portées contre moi, afin d’édifier la justice et l’opinion publique.

Mais, avant, je remercie tous pour le soutien et la solidarité exprimés dans l’épreuve que je traverse d’une grande injustice et cruauté gratuite. Dieu est Amour, Vérité et Justice », a posté la ministre de l’Enseignement technique, de la formation professionnelle et de l’Emploi.

Foutanews 

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