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Deux mois de détention arbitraire pour Foniké Menguè : des organisations internationales dénoncent

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Le 29 septembre 2020, Oumar Sylla a été violemment arrêté par des hommes en civil en pleine rue dans la commune de Matoto à Conakry alors qu’il s’apprêtait à participer à une manifestation organisée par le FNDC pour protester contre la candidature du Président Alpha Condé à un troisième mandat. Emmené à la Direction de la Police Judiciaire (DPJ), il a été interrogé sans que ses avocats n’aient pu l’assister. Leur entrée dans les locaux de DPJ leur a été refusée ce qui est une atteinte aux droits de la défense. Quelques heures plus tard, le procureur du tribunal de Mafanco a décidé de placer Oumar Sylla sous mandat de dépôt et de le faire incarcérer à la prison centrale de Conakry.

Ce militant de la société civile n’en est pas à sa première arrestation et détention arbitraires. Déjà interpellé le 17 avril 2020 pour « diffusion de fausses informations », l’accusation avait été jugée non fondée par la chambre correctionnelle du Tribunal de première instance de Dixinn. Oumar Sylla avait alors été libéré le 27 août 2020 après plus de quatre mois d’incarcération abusive.

« Si l’état de droit fonctionne en Guinée, il est attaqué par le pouvoir politique qui abuse de sa capacité à faire arrêter les militants de la société civile. Ce harcèlement doit cesser. La place des défenseurs des droits humains n’est pas en prison », s’insurge Agir ensemble pour les droits humains.

Oumar Sylla a également échappé de peu à une arrestation le 12 octobre 2019 lorsque six autres figures de la société civile avec qui il était en contact ont été appréhendées à la veille d’une manifestation contre le changement de Constitution.

La situation d’Oumar Sylla est révélatrice du traitement des représentants de la société civile guinéenne qui se sont mobilisés pour demander le respect de la Constitution et dénoncer la volonté du président Alpha Condé de se maintenir au pouvoir.

« Nous condamnons fermement la nouvelle détention arbitraire d’Oumar Sylla qui n’est qu’une illustration supplémentaire de la répression généralisée à l’encontre de toutes les voix dissidentes en Guinée », déplore l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme (FIDH-OMCT).

Les organisations signataires de ce communiqué appellent les autorités guinéennes à remettre en liberté, immédiatement et sans conditions, Oumar Sylla, à mettre un terme à la persécution que subissent ceux qui expriment de manière pacifique leur opposition aux autorités au pouvoir et à garantir les droits fondamentaux reconnus par la Constitution guinéenne.

Contacts presse :

Tournons La Page : Marc Ona Essangui –marc.ona@brainforest-gabon.org

Tournons La Page Guinée : Ibrahima Diallo –pdhguinee2011@gmail.com

Agir ensemble pour les droits humains : Thibaud Kurtz –t.kurtz@aedh.org

Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme (FIDH-OMCT) : Emmanuelle Morau –emorau@fidh.org– Iolanda Jaquemet –ij@omct.org

Front Line Defenders : Mariam Sawadogo-msawadogo@frontlinedefenders.org

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Des organisations de défense des droits des femmes contestent l’absence de loi contre les MGF au Mali (declaration)

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ABUJA, Nigéria, 12 Avril, 2021 – Plusieurs organisations de défense des droits des femmes ont déposé conjointement une plainte devant la Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à Abuja, au Nigéria, pour contester le fait que le Mali n’ait pas interdit les mutilations génitales féminines (MGF) en adoptant un cadre juridique et politique qui criminaliserait la pratique. À l’heure actuelle, aucune législation ne traite des MGF, laissant les femmes et les filles sans recours ni protection contre cette violation des droits humains. 

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Université de Labé : le département de l’énergie photovoltaïque accueille ses premiers étudiants

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L’université de Labé, située dans la commune rurale de Hafia, à une vingtaine de kilomètres du chef-lieu de la région, a ouvert ce samedi 13 février 2021, l’unique département des énergies renouvelables de la République de Guinée.

L’événement qui a connu la présence des autorités universitaires et administratives de Labé, a, dans un premier temps, été ponctué par une conférence  scientifique sous le thème : 4ème révolution industrielle (fabrication numérique, impression 3D, …): quelles opportunités pour l’accélération du développement de l’Afrique en général et de la Guinée en particulier ? Elle avait été animée par Dr Mohamed Chérif Sow, enseigne chercheur à l’École Nationale Supérieure des Arts et Métiers de Paris (ParisTech).

Prenant la parole, le recteur de l’université de Labé, Docteur Mamadou Dian Gongoré Diallo, a salué un projet d’avenir pour le pays et a invité les jeunes à profiter pleinement de ce nouveau département. Quant au représentant du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique, il a plaidé auprès de l’auditoire de miser sur les sciences techniques.

Mamadou Kaïraba Diallo presente la centrale solaire aux officielles

La cérémonie a pris fin par la visite guidée des installations du nouveau département par l’un des artisans de cette coopération décentralisée avec les Instituts Supérieurs de Technologie de Levi-Ponti, Mamadou Kaïraba Diallo

Avec ses trente nouveaux étudiants, ce nouveau département, premier du genre en République de Guinée, fournira au pays dans les prochaines années, des mecatroniciens qualifiés.

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Résolution contre les coordinations régionales : «ce sont eux qui ont fabriqué des coordinations artificielles» (El hadj sans-loi)

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Au lendemain de l’adoption par l’Assemblée nationale de la résolution portant sur les nouvelles dispositions du fonctionnement des coordinations régionales, Elhadj Ousmane Fatako Baldé, a accusé les autorités guinéennes d’être à l’origine de cette polémique qui existe actuellement dans ces entités morales.

« Ce sont eux qui ont fabriqué des Coordinations artificielles or que pour nous les vraies coordinations, ce sont les populations qui nous ont installées. Donc je n’ai rien à dire par rapport à leur résolution. Quand ils feront la différence entre les coordinations qu’ils soutiennent et celles qu’ils tentent de déstabiliser, c’est en ce moment je vais parler », a réagi  Elhadj Ousmane Fatako Baldé, chez nos confrères de mosaiqueguinéé.com, ce jeudi 7 janvier 2021.

 

Il faut noter que dans le document présenté et approuvé par la majorité des députés, il est clairement indiqué que les coordinations régionales demeurent des autorités morales et ne doivent en aucun cas s’immiscer dans les affaires politiques notamment celles courantes de l’État.

 

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