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Guinée : l’opposition rejette la date proposée par la CENI pour l’élection présidentielle

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Déclaration : Les partis membres de l’Opposition politique dénoncent solennellement le chronogramme diffusé par la CENI qui viole la loi électorale et ignore la situation politique et sanitaire du pays pour fixer, sans concertation préalable avec les autres acteurs politiques, la date de l’élection présidentielle au 18 octobre 2020.

En effet, il est inadmissible que le président de la CENI, sans concertation préalable avec la classe politique, saisisse la Cour constitutionnelle d’une requête pour solliciter l’autorisation de supprimer purement et simplement les délais légaux fixés par le Code électoral.

Il est aussi scandaleux de constater que la Cour constitutionnelle autorise cette suppression sans base légale ni consensus politique comme si les dispositions de la loi organique fixant les différents délais étaient des dispositions supplétives auxquelles on peut déroger par une volonté contraire.

Une Cour constitutionnelle ne peut se substituer au législateur ou autoriser la violation de la loi, de surcroît une loi organique, sans un large consensus politique.

En outre, en supprimant les délais liés aux opérations d’affichage, de correction et de gestion des contentieux, la CENI et la Cour constitutionnelle violent le droit communautaire car le contrôle des listes électorales est essentiel aussi bien pour les électeurs que pour les acteurs politiques, surtout pour un fichier dont la crédibilité et la fiabilité sont unanimement contestées.

En effet, l’article 5 du Protocole de la CEDEAO dispose : « Les listes électorales seront établies de manière transparente et fiable avec la participation des partis politiques et des électeurs qui peuvent les consulter en tant que besoin ».

En agissant ainsi, le Président de la CENI et de la Cour constitutionnelle, qui ont violé à plusieurs reprises leurs serments et mis en évidence leur manque d’indépendance dans la préparation et l’organisation du double scrutin du 22 mars, récidivent dans la préparation de l’élection présidentielle de 2020.

Compte tenu de tout ce qui précède et compte tenu de la volonté de l’Opposition politique de participer à des élections apaisées, inclusives, libres et transparentes, elle rejette catégoriquement ce chronogramme illégal et exige :


1 – l’annulation du double scrutin du 22 mars par la dissolution de l’Assemblée Nationale et de la Constitution qui en sont issues ;

2- La libération et l’arrêt des poursuites contre les militants du FNDC détenus ou poursuivis pour leurs activités contre le troisième mandat ;

3 – L’installation des Conseils régionaux en même temps que les Conseils de quartier ou de district ;

4 – l’ouverture d’un dialogue politique, sous les auspices de la communauté internationale, pour identifier et mettre en œuvre toutes les actions permettant à la Guinée de disposer de :

a) Un Fichier électoral sincère et consensuel ;

b) Un chronogramme réaliste, légal et consensuel ;

c) Un organe de gestion des élections compétent, neutre et impartial ;

d) Une juridiction en charge du contentieux électoral intègre et indépendante.

Conakry, le 24 juin 2020

L’Opposition politique

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Des organisations de défense des droits des femmes contestent l’absence de loi contre les MGF au Mali (declaration)

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ABUJA, Nigéria, 12 Avril, 2021 – Plusieurs organisations de défense des droits des femmes ont déposé conjointement une plainte devant la Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à Abuja, au Nigéria, pour contester le fait que le Mali n’ait pas interdit les mutilations génitales féminines (MGF) en adoptant un cadre juridique et politique qui criminaliserait la pratique. À l’heure actuelle, aucune législation ne traite des MGF, laissant les femmes et les filles sans recours ni protection contre cette violation des droits humains. 

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Université de Labé : le département de l’énergie photovoltaïque accueille ses premiers étudiants

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L’université de Labé, située dans la commune rurale de Hafia, à une vingtaine de kilomètres du chef-lieu de la région, a ouvert ce samedi 13 février 2021, l’unique département des énergies renouvelables de la République de Guinée.

L’événement qui a connu la présence des autorités universitaires et administratives de Labé, a, dans un premier temps, été ponctué par une conférence  scientifique sous le thème : 4ème révolution industrielle (fabrication numérique, impression 3D, …): quelles opportunités pour l’accélération du développement de l’Afrique en général et de la Guinée en particulier ? Elle avait été animée par Dr Mohamed Chérif Sow, enseigne chercheur à l’École Nationale Supérieure des Arts et Métiers de Paris (ParisTech).

Prenant la parole, le recteur de l’université de Labé, Docteur Mamadou Dian Gongoré Diallo, a salué un projet d’avenir pour le pays et a invité les jeunes à profiter pleinement de ce nouveau département. Quant au représentant du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique, il a plaidé auprès de l’auditoire de miser sur les sciences techniques.

Mamadou Kaïraba Diallo presente la centrale solaire aux officielles

La cérémonie a pris fin par la visite guidée des installations du nouveau département par l’un des artisans de cette coopération décentralisée avec les Instituts Supérieurs de Technologie de Levi-Ponti, Mamadou Kaïraba Diallo

Avec ses trente nouveaux étudiants, ce nouveau département, premier du genre en République de Guinée, fournira au pays dans les prochaines années, des mecatroniciens qualifiés.

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Résolution contre les coordinations régionales : «ce sont eux qui ont fabriqué des coordinations artificielles» (El hadj sans-loi)

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Au lendemain de l’adoption par l’Assemblée nationale de la résolution portant sur les nouvelles dispositions du fonctionnement des coordinations régionales, Elhadj Ousmane Fatako Baldé, a accusé les autorités guinéennes d’être à l’origine de cette polémique qui existe actuellement dans ces entités morales.

« Ce sont eux qui ont fabriqué des Coordinations artificielles or que pour nous les vraies coordinations, ce sont les populations qui nous ont installées. Donc je n’ai rien à dire par rapport à leur résolution. Quand ils feront la différence entre les coordinations qu’ils soutiennent et celles qu’ils tentent de déstabiliser, c’est en ce moment je vais parler », a réagi  Elhadj Ousmane Fatako Baldé, chez nos confrères de mosaiqueguinéé.com, ce jeudi 7 janvier 2021.

 

Il faut noter que dans le document présenté et approuvé par la majorité des députés, il est clairement indiqué que les coordinations régionales demeurent des autorités morales et ne doivent en aucun cas s’immiscer dans les affaires politiques notamment celles courantes de l’État.

 

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