Connect with us

Actualité

Kalidou Keita : « Pita est laissé à la merci des bandits, des voleurs et des délinquants »

Published

on

Après les violences survenues dans la ville de Pita, lors de la désobéissance citoyenne, active et permanente du FNDC lancé la semaine dernière, l’heure est au bilan. Des citoyens ont été victimes de vandalisme attribué aux forces de sécurité. De même que l’Etat, dont des édifices publics ont été attaqués par les manifestants en colère contre le projet d’adoption d’une nouvelle constitution rendu public le 19 décembre dernier par le président Alpha Condé.

Barricades dressées et pneus brûlés dans les principaux axes de la ville, Pita a enregistré des jours agités la semaine. Le préfet Kalidou Keita, « encore sous le choc », revient sur le film de ces trois jours de remous que sa zone de juridiction a connus. « Des dégâts matériels importants ont été enregistrés, le commissariat central a été vandalisé, pillé et incendié, les armes qui s’y trouvaient ont été emportées par les bandits. La gendarmerie – qui a aussi été vandalisée et pillée – contenait les sacs de vivre, la dotation de tous les travailleurs (gendarmes et policiers). Il y avait aussi des engins roulants ; et toutes les motos ont été emportées. Les véhicules qu’ils ne pouvaient pas emporter, ils les ont calcinés. Ils sont allés  incendier un autre bâtiment de la gendarmerie », déplore-t-il.

En dépit de ce lourd bilan qui fait état d’importants dégâts matériels, le préfet de Pita se réjouit tout de même du fait qu’il n’y ait pas eu de mort ni de blessés dans sa juridiction. Il indique que des mesures avaient été prises  pour sensibiliser les populations à la veille des manifestations. « Nous avons appris que les manifestations allaient débuter le 13 janvier, nous nous sommes rendus chez le Khalif général du Foutah pour lui demander de sensibiliser les populations au calme et à la retenue. Mais il semble que ses conseils n’ont pas porté fruits et ils sont passés à l’action. Je peux vous dire que Pita est laissé à la merci des bandits, des voleurs et des délinquants. C’est ce que nous ne  voulions pas. Ce que je demande aux citoyens de Pita, sages, hommes et femmes, c’est de mettre la balle à terre et exalter la paix dans cette préfecture », plaide Kalidou Keita.

Il faut signaler que le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC)  a promis de redescendre dans les rues des villes de la Guinée, y compris Pita, ce mardi 21 janvier et le mercredi 22 janvier 2020 pour reprendre ses actions visant le régime du président Alpha Condé à renoncer à son projet d’adoption d’une Constitution. Reste à savoir si les prochaines manifestations se dérouleront sans incident.

Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Actualité

Ouverture des classes en Guinée : où en sommes-nous dans les préparatifs à Labé ?

Published

on

Les responsables des différents établissements scolaires publics et privés de la commune urbaine de Labé se préparent activement pour la rentrée scolaire 2020-2021 prévue le 16 novembre 2020. Dans l’agenda des responsables figure à la première loge, les dispositions pour respect des gestes barrières.

Au collège Konkola, situé en plein de la cité de karamoko Alfa Mo Labé, Amadou Tely 2 le principal soutient que « depuis le 9 novembre les préparatifs ont démarré dans son collège. Les salles de classe ont été balayées et nous avons organisé une réunion technique pour démarrer cette rentrée dans de meilleures circonstances » a-t-il fait savoir.

À l’école primaire de kouroula 1, la directrice Aïssatou Lamarana Keïta demande aux parents d’élèves de faire réinscrire leurs enfants : « Toutes les dispositions ont été prises, mais jusqu’à présent certains parents refusent de venir pour réinscrire leurs enfants » .

Continue Reading

Actualité

Published

on

Ce mardi 18 août 2020, le coup d’envoi du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) a été lancé sur toute l’étendue du territoire national. A Labé, c’est au centre de Saint-André que la première épreuve a été lancée en présence des autorités éducatives.

Ils sont au total 3 882 candidats à affronter cet examen dans la préfecture de Labé. C’est le gouverneur Madifing Diané qui a présidé le lancement des épreuves. Dans son intervention, il s’est accentué sur la scolarisation des jeunes filles. « C’est un sentiment de satisfaction pour moi. On avait des doutes sur la tenue de ces examens suite à l’apparition du COVID 19, le constat que je fais dans une salle où j’ai été, à 100% je n’ai constaté que des filles, ça aussi c’est un motif de satisfaction », s’est-il félicité.

Ces candidats sont répartis en treize centres et deux centres sont dans les sous-préfectures de Popodara et Hafia, explique Hadja Aïssatou Djouldé, la directrice préfectorale de l’éducation à Labé. « Par rapport aux statistiques, nous avons un total de 3 882 candidats dont 2 152 filles, au niveau de la préfecture, repartie en 131 salles de classe. De l’enseignement général, nous avons 3 787 dont 2 102 filles repartis en 127 salles. Au franco-arabe, nous avons un total de 95 candidats reparties en 4 salles », a expliqué la DPE de Labé.

A rappeler qu’au départ c’était prévu 25 candidats par salle, mais finalement les responsables de l’éducation à Labé ont opté pour une répartition des candidats à 30 par salle. 

Continue Reading

Actualité

Labé : Une inspection détecte des anomalies dans la gestion de la commune urbaine

Published

on

Une mission d’inspection diligentée par le gouvernorat continue de sillonner dans toutes les communes de la région administrative de Labé. L’objectif de cette mission est d’enquêter sur la gouvernance administrative et financière des collectivités locales.

Selon le chef de cabinet du gouvernorat de labé, des défaillances ont été enregistrées au niveau de la gestion administrative dans la commune urbaine de labé. Ouremba Traoré, le chef de mission, explique que sur le 28 documents administratifs 13 ne sont pas disponibles « ces documents doivent être avec le secrétaire général de la commune, malheureusement le secrétaire a reconnu les faits et dans ces 13 documents il y a l’essentiel qu’il faut et pour que le conseil se retrouve il faut qu’on appelle la session, cette session est consignée dans un procès verbal et si ce procès verbal est absent, s’il n’existe pas ça veut dire qu’il n’y a aucune trace des activités et je me demande comment les citoyens vont être informés ».
Poursuivant le chef de cabinet précise que le bureau exécutif ne se réunit pour examiner la faisabilité des activités avant prendre un décision « l’exécutif se réunit pour examiner pour la faisabilité des décisions issues du conseil ,nous avons compris que là aussi le bureau exécutif ne tient pas les réunions de concertation pour l’application des délibérations et ce n’est pas normal. Nous avons constaté que toutes les commissions de travail ne disposent d’un plan d’action opérationnel et de registre de réunions la seule commission qui en dispose porte seulement sur un titre ,la commission finance. »

Le chef de mission tient à rappeler que selon la loi chaque commune doit tenir quatre sessions extraordinaires mais pour la commune urbaine de Labé dans l’année c’est seulement trois session qui ont eu lieu.

Concernant la tenue sessions et réunions, la procédure n’est pas respectée, et un délai a été donné aux responsables de la commune pour revenir dans le droit chemin.

Fogo Baldé

Continue Reading

CETTE SEMAINE