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Labé : l’incinération de déchets médicaux à l’hôpital régional inquiète les riverains 

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Plusieurs familles ayant leurs concessions dans le quartier abritant l’hôpital régional de Labé se plaignent depuis quelques mois de la fumée dégagée par les déchets médicaux incinérés dans l’enceinte de cette institution sanitaire. Malgré les nombreuses rencontres avec le directeur de l’hôpital, Docteur Ataoulaye Sall, la situation demeure aux yeux de familles toujours préoccupante.

Dans l’anonymat, une ménagère visiblement très inquiète des dangers auxquels ils sont exposés martèle que : « Depuis qu’ils ont installé leur incinérateur, nous souffrons énormément. On s’est plaint chez le directeur de l’hôpital, il nous a promis de changer les heures d’incinération de déchets toxiques. Mais rien n’a été fait. De fois, nous ne pouvons ni rester dehors pour préparer à plus forte raison de laisser nos maisons ouvertes. »

Au sein de l’hôpital régional, la responsable de l’hygiène Hadja Binta Bathouly dit être consciente des dangers : « L’hôpital ne pas veut créer de problèmes à la population, c’est pourquoi on n’envoie pas nos déchets ailleurs. Même au-dehors, nous refusons de les envoyer pour ne pas qu’en saison pluvieuse ces déchets se retrouvent dans les marigots ou rivières

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) 85 % des déchets liés aux soins de santé sont comparables aux ordures ménagères et ne sont pas dangereux et les 15 % restants sont dangereux et peuvent être infectieux, toxiques ou radioactifs.

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Affaire 200 milliards: la MAOG fustige la sortie du gouvernement et fait des recommandations (déclaration)

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La société civile guinéenne à travers la Maison des Associations et ONG de Guinée constate depuis quelques jours que la Guinée ploie sous le poids du fait de corruption portant sur plus de 200 milliards de francs guinéens au préjudice du peuple de Guinée.

Au cœur de ce présumé coulage financier se trouve la ministre de l’Enseignement Technique et de la Formation professionnelle, Mme Djenab DRAME.

Nous relevons que cette affaire rocambolesque intervient au moment où le Président de la République, le Professeur Alpha CONDE, prône la lutte contre la corruption comme son cheval de bataille pour rendre gorge à tout agent public qui retient sciemment et indûment, à son profit ou au profit d’une autre personne ou entité, tout bien public ou fonds public, qui lui a été remis soit en vertu d’un contrat soit en raison de ses fonctions.

La Maison des Associations et ONG de Guinée note en outre que le Gouvernement de la République ne semble pas s’inscrire en droite ligne de ce nouveau pacte républicain vanté par le Président de la République sous le sceau ‘’ Gouverner autrement’’.

La Maison des Associations et ONG de Guinée observe que cette volonté politique de ‘’Gouverner autrement’’ semble être dangereusement compromise par le communiqué du Gouvernement du jeudi 26 Novembre 2020 devenant ainsi Procureur, juge audiencier, partie civile, et objecteur de conscience. Tout en tentant de discréditer la source de cette information et en indiquant la procédure à suivre.

La société civile guinéenne craint que le décret du 13 novembre 2020 sur le formulaire de déclaration sur le patrimoine ne soit pas un moyen efficace de jauger l’effectivité et la véracité de la déclaration des biens des agents publics avant la prise de fonction et après cessation de celles-ci conformément à l’article 36 de la Constitution.

La société civile guinéenne à travers Maison des Associations et ONG de Guinée doute que la ratification par la Guinée de la Charte Africaine sur les valeurs et les principes du service public et de l’Administration ainsi que la Loi L/2017/041/du 04 juillet 2017 portant prévention, détection et répression de la corruption et des infractions assimilées, connaissent un ancrage institutionnel en République de Guinée.

Forte de ces constats et consciente des enjeux liés à cette affaire rocambolesque, la Société civile guinéenne à travers Maison des Associations et ONG de Guinée, recommande :

Au Président de la République de:

  • Traduire en acte concret sa volonté de ‘’Gouverner la Guinée autrement’’;-
  • Veiller au respect du principe de séparation des pouvoirs conformément à la Constitution ;
  • Mettre la mise en cause face à sa responsabilité dans le cadre du principe de confrontation et recoupement des sources d’informations devant une Commission d’enquête indépendante ;
  • Mettre en place la Haute cour de Justice

Au Gouvernement de :

  • Retirer le communiqué en date du 26 novembre 2020 relatif à la prétendue solidarité gouvernementale ;
  • Soutenir la volonté du Président de la République de ‘’Gouverner autrement la Guinée’’ à travers les actes concrets et non au bout des lèvres sur ce dossier;
  • Ne pas faire injonction aux autres institutions constitutionnelles ;
  • Eviter la complaisance et le copinage dans la gestion des affaires publiques ;
  • S’abstenir de toute initiative dans les cas avérés ou non de corruption en dehors du Conseil des ministres ;

Au Parlement de

  • Diligenter la mise en place d’une Commission d’enquête en vue de passer au scanner ce soupçon de détournement au préjudice du peuple ;
  • Anticiper leur rôle de contrôle de l’action gouvernementale

A la société civile de:

  • Mener un audit social dans ce dossier dans le cadre du contrôle citoyen de l’action publique;
  • Se constituer partie civile dans ce détournement de fonds publics de plus de 200 milliards de francs guinéens ;

Aux partenaires de :

  • Soutenir les initiatives de la Société Civile Guinéenne à travers Maison des Associations et ONG de Guinée pour la promotion de la bonne gouvernance, la transparence et la lutte contre la corruption en Guinée.

La Société Civile Guinéenne à travers la Maison des Associations et ONG de Guinée promet de dénouer ce nœud gordien dans son souci de jouer son rôle de sentinelle de la transparence et de la reddition de compte public dans la gestion des services publics en privilégiant des recours et moyens conventionnels en la matière dans leur dessein de traquer et bouter la corruption et pratiques assimilées hors de l’administration centrale et de personnes de droit privé dans le cadre de leur mission de service public.

 

Conakry le 30 Novembre 2020

Signée: Cellule de Lutte contre la corruption

de la Maison des Associations et ONG de GUINEE

 

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Bloc Liberal : le premier secrétaire en charge des questions électorales quitte le navire

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Samuel Kourouma, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a officialisé ce lundi 30 novembre, sa démission au poste de secrétaire en charge des questions électorales du parti BL, dirigé par Dr Faya Milimono.

Ci-dessous copie du courrier de sa démission : 

Objet : Lettre de démission A Monsieur le Président du

Bloc Libéral

 

Je viens par cette lettre vous présenter ma démission au poste de premier secrétaire en charge des questions électorales et membre du bureau exécutif national.

En effet, j’ai bénéficié de la confiance des responsables pour la mise en œuvre des activités de notre programme, tâche que j’ai assumée à mon humble avis avec loyauté, ce fut un honneur et une immense responsabilité de servir le parti et les militants pendant toutes ces années.

Pendant cette période, j’ai donné de mon mieux pour répondre honorablement aux responsabilités qui m’ont été confiées et pris de nombreuses initiatives pour le rayonnement du parti. Dans mes fonctions comme dans mon comportement personnel, j’ai toujours respecté les exigences, non seulement de la légalité, mais aussi de la dignité et de la loyauté.

En effet, les dysfonctionnements internes et des contradictions idéologiques sur les orientations du parti suscitent des interrogations pertinentes sur ses objectifs et sa position réelle sur l’échiquier politique national, ne se sentant plus épanouis dans ce parti et j’ai donc décidé de prendre mes responsabilités en présentant ma démission au poste du premier secrétaire en charge des questions électorales ainsi que de membre du Bureau Exécutif du parti BLOC LIBERAL.

Au-delà de toute interprétation, je pars du BL pour être en accord avec moi-même, avec mes profondes convictions, je reste convaincu de votre sagesse habituelle de comprendre mes profondes préoccupations. En conséquence, je vous demande donc de bien vouloir accepter ma démission.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, Messieurs/Mesdames les militants et militantes et membres du Bureau exécutif national, à l’assurance de ma très haute considération.

Samuel Kourouma

Membre du Bureau Exécutif National du BL

Premier Secrétaire en Charge des questions Électorales

 

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Deux mois de détention arbitraire pour Foniké Menguè : des organisations internationales dénoncent

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Le 29 septembre 2020, Oumar Sylla a été violemment arrêté par des hommes en civil en pleine rue dans la commune de Matoto à Conakry alors qu’il s’apprêtait à participer à une manifestation organisée par le FNDC pour protester contre la candidature du Président Alpha Condé à un troisième mandat. Emmené à la Direction de la Police Judiciaire (DPJ), il a été interrogé sans que ses avocats n’aient pu l’assister. Leur entrée dans les locaux de DPJ leur a été refusée ce qui est une atteinte aux droits de la défense. Quelques heures plus tard, le procureur du tribunal de Mafanco a décidé de placer Oumar Sylla sous mandat de dépôt et de le faire incarcérer à la prison centrale de Conakry.

Ce militant de la société civile n’en est pas à sa première arrestation et détention arbitraires. Déjà interpellé le 17 avril 2020 pour « diffusion de fausses informations », l’accusation avait été jugée non fondée par la chambre correctionnelle du Tribunal de première instance de Dixinn. Oumar Sylla avait alors été libéré le 27 août 2020 après plus de quatre mois d’incarcération abusive.

« Si l’état de droit fonctionne en Guinée, il est attaqué par le pouvoir politique qui abuse de sa capacité à faire arrêter les militants de la société civile. Ce harcèlement doit cesser. La place des défenseurs des droits humains n’est pas en prison », s’insurge Agir ensemble pour les droits humains.

Oumar Sylla a également échappé de peu à une arrestation le 12 octobre 2019 lorsque six autres figures de la société civile avec qui il était en contact ont été appréhendées à la veille d’une manifestation contre le changement de Constitution.

La situation d’Oumar Sylla est révélatrice du traitement des représentants de la société civile guinéenne qui se sont mobilisés pour demander le respect de la Constitution et dénoncer la volonté du président Alpha Condé de se maintenir au pouvoir.

« Nous condamnons fermement la nouvelle détention arbitraire d’Oumar Sylla qui n’est qu’une illustration supplémentaire de la répression généralisée à l’encontre de toutes les voix dissidentes en Guinée », déplore l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme (FIDH-OMCT).

Les organisations signataires de ce communiqué appellent les autorités guinéennes à remettre en liberté, immédiatement et sans conditions, Oumar Sylla, à mettre un terme à la persécution que subissent ceux qui expriment de manière pacifique leur opposition aux autorités au pouvoir et à garantir les droits fondamentaux reconnus par la Constitution guinéenne.

Contacts presse :

Tournons La Page : Marc Ona Essangui –marc.ona@brainforest-gabon.org

Tournons La Page Guinée : Ibrahima Diallo –pdhguinee2011@gmail.com

Agir ensemble pour les droits humains : Thibaud Kurtz –t.kurtz@aedh.org

Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme (FIDH-OMCT) : Emmanuelle Morau –emorau@fidh.org– Iolanda Jaquemet –ij@omct.org

Front Line Defenders : Mariam Sawadogo-msawadogo@frontlinedefenders.org

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