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L’explication du premier imam de Labé qui contredit la version de Madifing Diané sur la mort de l’ambulancier de l’hôpital régional

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Lors de la rencontre, mercredi 5 février,  entre les sages de Labé et les émissaires du président Alpha Condé, délégués au Fouta-Djallon suite aux violences meurtrières de janvier dernier pendant les manifestations du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), le premier imam de la Cité de Karamoko Alpha est revenu sur les circonstances dans lesquelles cinq personnes ont perdu la vie, notamment celles concernant la mort de l’ambulancier de l’hôpital régional de Labé.

Alors que le gouverneur de la région administrative de Labé, Madifing Diané, jure que ce ne sont pas les forces de défense et de sécurité qui tirent sur les manifestants mais plutôt ces derniers qui s’entre-tuent, le premier imam de la grande mosquée de Labé, Elhadj Badrou Bah, a raconté aux émissaires du président Alpha Condé les exactions que les militaires et les forces de sécurité ont commises pendant les opérations de maintien d’ordre dans la ville.

Concernant le meurtre de l’ambulancier de l’hôpital régional de Labé, le 23 janvier dernier, a expliqué  : « Ce qui s’est passé ici, c’est énorme! Moi-même, j’ai délégué mes muezzins avec l’ambulancier de l’hôpital de partir à la mosquée pour prendre le corps (d’un jeune homme tué dans les affrontements entre les forces de l’ordre et les partisans du FNDC, NDLR). Sur la route, ils ont été arrêtés par les service de sécurité qui les ont fait descendre du véhicule. Les agents ont frappé les muezzins et tué l’ambulancier. Ils partent jusqu’à arrêter un imam (d’un autre mosquée, NDLR) qui partait à la mosquée pour la prière du vendredi, ils disent à ce dernier qu’il ne passe pas. Imaginez un imam qui est attendu par les fidèles musulmans pour la prière du vendredi. Ils retirent les téléphones de cet imam en plus. Le lendemain, il est allé à la gendarmerie pour les récupérer. Si après tout cela, nous vous disons que nous sommes contents, sachez que nous ne serions pas en train de vous dire la réalité. Nous sommes peinés et inquiétés par ce qui se passe dans la région », a-t-il fait savoir aux émissaires du chef de l’Etat guinéen.

A la fin de son intervention, Elhadj Badrou Bah a demandé à la délégation de dire la vérité au président Alpha Condé, en lui conseillant d’éviter de toucher les sujets qui peuvent occasionner des conflits en Guinée ; autrement dit de renoncer au projet de changement de la Constitution qui, depuis plusieurs mois, plonge le pays dans une crise sociopolitique qui menace sa stabilité.

A noter que dans la polémique qui avait suivi la mort d’Aldiouma Diallo, 50 ans, le gouverneur de la région administrative de Labé, Madifing Diané, avait accusé les manifestants d’être les seuls et uniques responsables de ce drame, assurant que c’était dans leur secteur que l’équipe médicale allait chercher la dépouille mortelle du jeune Mamadou Cossa Kanté. « C’est là-bas qu’il a été tué. Ils n’avaient pas à faire aux agents de sécurité quand ils abattaient froidement ce chauffeur ambulancier », s’était-il défendu.


A (re)lire aussi : La bastonnade qui a coûté la vie à l’ambulancier de l’hôpital régional de Labé filmée

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Ouverture des classes en Guinée : où en sommes-nous dans les préparatifs à Labé ?

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Les responsables des différents établissements scolaires publics et privés de la commune urbaine de Labé se préparent activement pour la rentrée scolaire 2020-2021 prévue le 16 novembre 2020. Dans l’agenda des responsables figure à la première loge, les dispositions pour respect des gestes barrières.

Au collège Konkola, situé en plein de la cité de karamoko Alfa Mo Labé, Amadou Tely 2 le principal soutient que « depuis le 9 novembre les préparatifs ont démarré dans son collège. Les salles de classe ont été balayées et nous avons organisé une réunion technique pour démarrer cette rentrée dans de meilleures circonstances » a-t-il fait savoir.

À l’école primaire de kouroula 1, la directrice Aïssatou Lamarana Keïta demande aux parents d’élèves de faire réinscrire leurs enfants : « Toutes les dispositions ont été prises, mais jusqu’à présent certains parents refusent de venir pour réinscrire leurs enfants » .

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Ce mardi 18 août 2020, le coup d’envoi du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) a été lancé sur toute l’étendue du territoire national. A Labé, c’est au centre de Saint-André que la première épreuve a été lancée en présence des autorités éducatives.

Ils sont au total 3 882 candidats à affronter cet examen dans la préfecture de Labé. C’est le gouverneur Madifing Diané qui a présidé le lancement des épreuves. Dans son intervention, il s’est accentué sur la scolarisation des jeunes filles. « C’est un sentiment de satisfaction pour moi. On avait des doutes sur la tenue de ces examens suite à l’apparition du COVID 19, le constat que je fais dans une salle où j’ai été, à 100% je n’ai constaté que des filles, ça aussi c’est un motif de satisfaction », s’est-il félicité.

Ces candidats sont répartis en treize centres et deux centres sont dans les sous-préfectures de Popodara et Hafia, explique Hadja Aïssatou Djouldé, la directrice préfectorale de l’éducation à Labé. « Par rapport aux statistiques, nous avons un total de 3 882 candidats dont 2 152 filles, au niveau de la préfecture, repartie en 131 salles de classe. De l’enseignement général, nous avons 3 787 dont 2 102 filles repartis en 127 salles. Au franco-arabe, nous avons un total de 95 candidats reparties en 4 salles », a expliqué la DPE de Labé.

A rappeler qu’au départ c’était prévu 25 candidats par salle, mais finalement les responsables de l’éducation à Labé ont opté pour une répartition des candidats à 30 par salle. 

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Labé : Une inspection détecte des anomalies dans la gestion de la commune urbaine

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Une mission d’inspection diligentée par le gouvernorat continue de sillonner dans toutes les communes de la région administrative de Labé. L’objectif de cette mission est d’enquêter sur la gouvernance administrative et financière des collectivités locales.

Selon le chef de cabinet du gouvernorat de labé, des défaillances ont été enregistrées au niveau de la gestion administrative dans la commune urbaine de labé. Ouremba Traoré, le chef de mission, explique que sur le 28 documents administratifs 13 ne sont pas disponibles « ces documents doivent être avec le secrétaire général de la commune, malheureusement le secrétaire a reconnu les faits et dans ces 13 documents il y a l’essentiel qu’il faut et pour que le conseil se retrouve il faut qu’on appelle la session, cette session est consignée dans un procès verbal et si ce procès verbal est absent, s’il n’existe pas ça veut dire qu’il n’y a aucune trace des activités et je me demande comment les citoyens vont être informés ».
Poursuivant le chef de cabinet précise que le bureau exécutif ne se réunit pour examiner la faisabilité des activités avant prendre un décision « l’exécutif se réunit pour examiner pour la faisabilité des décisions issues du conseil ,nous avons compris que là aussi le bureau exécutif ne tient pas les réunions de concertation pour l’application des délibérations et ce n’est pas normal. Nous avons constaté que toutes les commissions de travail ne disposent d’un plan d’action opérationnel et de registre de réunions la seule commission qui en dispose porte seulement sur un titre ,la commission finance. »

Le chef de mission tient à rappeler que selon la loi chaque commune doit tenir quatre sessions extraordinaires mais pour la commune urbaine de Labé dans l’année c’est seulement trois session qui ont eu lieu.

Concernant la tenue sessions et réunions, la procédure n’est pas respectée, et un délai a été donné aux responsables de la commune pour revenir dans le droit chemin.

Fogo Baldé

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