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Violences post-électorales : la coordination nationale des Foulbhès et Haali pulaar de Guinée hausse le ton et interpelle l’Etat

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A travers une déclaration lue ce mercredi 09 décembrela coordination nationale des Foulbhè et Haali pulaar de Guinée (CNFHPG), a sa tête Elhadj Ousmane Fatako Baldé, a vigoureusement dénoncé les violences post-électorales survenues à travers la Guinée. 
 
Dans cette déclaration, la CNFHPG, a interpellé l’Etat guinéen et fait également des suggestions afin de sortir de cette crise qui frappe plus d’un. 
 
Ci-dessous copie de la déclaration :

DECLARATION RELATIVE AUX VIOLENCES POST-ELECTORALES DE L’ELECTION
PRESIDENTIELLE
DU 18 OCTOBRE 2020
Le double scrutin législatif et constitutionnel du 22 Mars, suivi de l’élection présidentielle du 18 Octobre 2020 ont été émaillés d’incidents qui ont profondément affecté le tissu social. La Guinée en soft meurtrie, déchirée et traumatisée.
Il ne fait aucun doute que notre pays fait aujourd’hui face à une crise politique et sociale sans précédent. Cette crise prend une allure exponentielle aux conséquences imprévisibles.
C’est pour cette raison, du reste bien justifiée que la CNFHPG, conformément à ses convictions et à sa vocation de promotrice de la paix, de la concorde et du vivre ensemble, a estimé utile, après de larges concertations, de prendre ses responsabilités et répondre à une raison historique à travers la présente Déclaration.
L’mpact de cette crise touche certes toutes les composantes sociales de la nation.
Mais il importe de reconnaître en toute objectivité et sans démagogie que la communauté peulh est celle qui paye le plus lourd tribut. Celui-ci a dépassé aujourd’hui le seuil du tolérable. Une rétrospective des violences qui s’abattent sur cette communauté fait frémir mêmes les âmes réputées les moins sensibles :
1-Plusieurs centaines de jeunes peulhs, dont des adolescents arrêtés souvent à domicile ou kidnappés la nuit, croupissent dans les prisons dans des conditions indescriptibles ;
2. -Des dizaines de blessés, dont la majorité par balle, sont encore dans les hôpitaux ;
3-Les forces de sécurité entrent par effraction dans les domiciles privés, cassent les magasins de vente, renversent des marmites, détruisent des véhicules et des motos (ou sien accaparent), des
télévisions, défoncent des armoires, violent des femmes et des filles, emportent argent et bijoux, ordinateurs, téléphones, habits, riz, sucre, huile etc
4. -Depuis 2010, plus de 1000 opérateurs économiques, notamment des commerçants, ont subi des pertes par destruction et incendie de leurs magasins dépassant 200 milliards de francs guinéens. Ils n lont jamais été indemnisés, malgré Il engagement pris par l’État guinéen ;
5. -Les éleveurs continuent à égrener la perte de centaines de leurs troupeaux par braquage ou massacre, notamment en Haute Guinée et en Guinée forestière dans une atmosphère de désintérêt total de l’Etat ;
6. -Les boulangers, souvent victimes d’attaques dans la zone de Conakry et ses environs, travaillent dans des conditions d i insécurité totale en dépit des appels lancés par leur syndicat ;
7. -Des opérateurs économiques voient leurs contrats résiliés et leurs baux annulés sans possibilités de recours ;
8. -Des domiciles de nos sages et personnalités religieuses de référence ont été arrosés de gaz lacrymogène ;
9. -L’incarcération de figures majeures de l’opposition et de la Société Civile exacerbe la polarisation et la persécution ;
10. -Les frontières entre la Guinée et les pays voisins dont le Sénégal, la Guinée Bissau et la Sierra Leone restent toujours fermées ceci impacte négativement le secteur du transport et l’économie dans son ensemble.
L’impasse actuelle constitue une vive préoccupation pour la CNFHPG. L’on ne doit pas tuer, arrêter, harceler, détruire les biens pour des raisons liées à des convictions politiques ou à une appartenance ethnique. Le caractère communautaire de la dernière campagne électorale a déteint négativement sur les principes d téquité et de démocratie. La CNFHPG et le citoyen tout court auraient souhaité avoir une autre image de la Guinées
Aussi importe-t-il de préciser que c’est moins une victimisation, encore moins la peur des mains assassines ou de cette situation de déliquescence et de terreur, qu’un un cri de cœur. Il s’agit d’un appel, mieux, d üun rappel afin de prendre l’opinion nationale et internationale à témoin sur les conséquences de la dérive actuelle. A ce jour, aucun des bourreaux et autres coupables n’ont été interpelés.
La CNFHPG déplore et condamne rassassinat récent d’un policier à Wanindara (Ratoma). Toutefois importe-t-il de souligner que toutes les victimes, civils ou agents de défense et de sécurité, ont droit à la justice. L’on doit s’émouvoir pour tous les morts.

Elle déplore et condamne tout autant le drame actuel qui prévaut à Wanindara, assiégé par les FDS qui arbitrairement arrêtent, terrorisent et vandalisent les populations martyrs de cette localité.
La CNFPG invite le Gouvernement à plus de retenue. Le culte de Ilimpunité prédispose à la dictature et à liarbitrairet Ll unité nationale passe par la réconciliation. La réconciliation nécessite le pardon. Mais il n av aura pas de pardon si Ilon occulte la vérité et la justice. Il faut que les guinéens refusent de se laisser manipuler et osent se débarrasser de l’hypocrisie et de la culpabilité.
Dans un État de droit, la justice est indépendante, impersonnelle et égale pour tous. Et il n’y a pas de nation forte sans unité nationale réellement exprimée.
La CNFHPG lance un appel solennel au Président de la République, a plus de magnanimité et de retenue face à cette descente aux enfers, en autorisant :
1. La libération sans condition des personnalités politiques de ll opposition et de la Société Civile ainsi que les citoyens arrêtés à l’effet des dernières élections ;
2. -Llassistance aux blessés et le dédommagement des victimes de destructions ou de perte de leurs biens ;
3. -Le réexamen des contrats de bail emphytéotiques annulés et/ou résiliés au détriment des opérateurs économiques ;
4. -L’organisation de larges concertations pour le retour de la paix, gage d’unité et d’entente.
En définitive et dans tous les cas, devant l’histoire et les hommes, chacun sera comptable de ses actes.
Les guinéens doivent slaccepter, se pardonner et faire l’effort nécessaire pour se débarrasser de l’ethnocentrisme et du repli identitaire pour se donner la main avec franchise afin de sortir de cette situation tragique et bâtir une Guinée unie et prospère dans l’équité. La CNFHGP figurera, Incha’Allah, au premier rang parmi les bâtisseurs de cette Guinée-là.
A cet effet, la CNFHPG lance un appel solennel et pressant à toutes les populations guinéennes de l’intérieur comme de l’extérieur, de toutes obédience religieuse et politique de consacrer les journées du Jeudi 10 Décembre, Vendredi 11,Samedi 12 et Dimanche 13 décembre 2020 à des journées de jeun, de prières , de sacrifices et de recueillement pour le repos de l’âme de tous les disparus, la guérison de tous les blesses et le rétablissement de toutes les victimes de violences de tous genres dans leurs droits et le tout en vue dune Réconciliation Nationale intégrale de toutes les Communautés guinéennes.
Puisse la Guinée, notre patrie, sortir enfin de l’ornière par un effort conjugué de toutes ses filles et de tous ses fils, sous l’égide et la clairvoyance du tout puissant Allah, le très miséricordieux.

 

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Des organisations de défense des droits des femmes contestent l’absence de loi contre les MGF au Mali (declaration)

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ABUJA, Nigéria, 12 Avril, 2021 – Plusieurs organisations de défense des droits des femmes ont déposé conjointement une plainte devant la Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à Abuja, au Nigéria, pour contester le fait que le Mali n’ait pas interdit les mutilations génitales féminines (MGF) en adoptant un cadre juridique et politique qui criminaliserait la pratique. À l’heure actuelle, aucune législation ne traite des MGF, laissant les femmes et les filles sans recours ni protection contre cette violation des droits humains. 

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Université de Labé : le département de l’énergie photovoltaïque accueille ses premiers étudiants

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L’université de Labé, située dans la commune rurale de Hafia, à une vingtaine de kilomètres du chef-lieu de la région, a ouvert ce samedi 13 février 2021, l’unique département des énergies renouvelables de la République de Guinée.

L’événement qui a connu la présence des autorités universitaires et administratives de Labé, a, dans un premier temps, été ponctué par une conférence  scientifique sous le thème : 4ème révolution industrielle (fabrication numérique, impression 3D, …): quelles opportunités pour l’accélération du développement de l’Afrique en général et de la Guinée en particulier ? Elle avait été animée par Dr Mohamed Chérif Sow, enseigne chercheur à l’École Nationale Supérieure des Arts et Métiers de Paris (ParisTech).

Prenant la parole, le recteur de l’université de Labé, Docteur Mamadou Dian Gongoré Diallo, a salué un projet d’avenir pour le pays et a invité les jeunes à profiter pleinement de ce nouveau département. Quant au représentant du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique, il a plaidé auprès de l’auditoire de miser sur les sciences techniques.

Mamadou Kaïraba Diallo presente la centrale solaire aux officielles

La cérémonie a pris fin par la visite guidée des installations du nouveau département par l’un des artisans de cette coopération décentralisée avec les Instituts Supérieurs de Technologie de Levi-Ponti, Mamadou Kaïraba Diallo

Avec ses trente nouveaux étudiants, ce nouveau département, premier du genre en République de Guinée, fournira au pays dans les prochaines années, des mecatroniciens qualifiés.

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Résolution contre les coordinations régionales : «ce sont eux qui ont fabriqué des coordinations artificielles» (El hadj sans-loi)

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Au lendemain de l’adoption par l’Assemblée nationale de la résolution portant sur les nouvelles dispositions du fonctionnement des coordinations régionales, Elhadj Ousmane Fatako Baldé, a accusé les autorités guinéennes d’être à l’origine de cette polémique qui existe actuellement dans ces entités morales.

« Ce sont eux qui ont fabriqué des Coordinations artificielles or que pour nous les vraies coordinations, ce sont les populations qui nous ont installées. Donc je n’ai rien à dire par rapport à leur résolution. Quand ils feront la différence entre les coordinations qu’ils soutiennent et celles qu’ils tentent de déstabiliser, c’est en ce moment je vais parler », a réagi  Elhadj Ousmane Fatako Baldé, chez nos confrères de mosaiqueguinéé.com, ce jeudi 7 janvier 2021.

 

Il faut noter que dans le document présenté et approuvé par la majorité des députés, il est clairement indiqué que les coordinations régionales demeurent des autorités morales et ne doivent en aucun cas s’immiscer dans les affaires politiques notamment celles courantes de l’État.

 

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